03.09.2007

Donner à chaque enfant lyonnais le maximum de chance de réussite

A l’occasion de la rentrée scolaire, j’ai présenté les premières propositions de mon projet municipal pour améliorer la qualité de vie des familles lyonnaises en accompagnant tous les enfants. Ces propositions ont été élaborées avec l’aide des équipes de Lyon Nouvel Horizon, et notamment le Docteur Olivier REVOL, psychiatre pour enfants, chef de service au CHU de Lyon, Annick MARSAL, professeur de lycée et Afifa JAKIR, présidente de l’association Cap Devoirs.

Je tiens à vous faire part personnellement de ces propositions car vous êtes des acteurs quotidiens de la vie scolaire et votre avis doit venir enrichir ce travail.

Notre vision s’articule autour de trois grands axes :

- lutter de manière déterminée contre l’échec scolaire,
- mieux associer enseignants, parents et municipalité,
- assurer l’égalité des chances dans la réussite scolaire.

De cette ambition découlent les propositions suivantes :


I – Mieux détecter et mieux résoudre les difficultés scolaires

Pour cela je souhaite :

· Renforcer le dépistage et la prévention des enfants à risque par une information au niveau des familles, des écoles et des soignants (maltraitance, troubles du développement, troubles des apprentissages, dépressions, troubles de la communication), en organisant :

-des journées d’information et d’échange destinées aux enseignants dans les écoles. Les professeurs des écoles seront ainsi sensibilisés aux symptômes évocateurs d'anxiété et de dépression chez le petit enfant, de troubles spécifiques des apprentissages en primaire.
-des conférences débats destinées aux parents, qui seront formalisées dans une véritable « université des parents ». Chaque mairie d'arrondissement mettra en place quatre fois par an ces conférences au cours desquelles seront abordés les points forts concernant le développement de l'enfant.

· Orchestrer les différents acteurs pour mieux identifier et accompagner les enfants en difficulté.
Pour cela, des groupes de travail composés d'experts issus des différents milieux concernés (éducation nationale, santé, justice) seront mis en place par les mairies d'arrondissement.
Ce partenariat débouchera sur un accompagnement adapté aux cas particuliers : aide aux devoirs, guidance parentale, orientation vers des psychologues ou des médecins spécialisés. Il favorisera l'accompagnement des enfants en difficulté scolaire en facilitant leur intégration dans des classes standards.
Il permettra également de dynamiser les structures existantes, souvent très compétentes mais parfois trop isolées, et de renforcer les rapports avec les autres institutions (Conseil Général, Région , Hôpitaux de Lyon …)

II – Mieux accompagner l’école dans ses missions éducatives

· Il faut redonner à l’école les conditions indispensables pour assumer ses responsabilités, exercer son autorité, assurer sa neutralité, et mieux assurer la réussite de chaque enfant. Pour cela, je propose un contrat écoles/ville/familles qui rappellera à chacun ses missions et ses responsabilités : par exemple l’obligation des familles en ce qui concerne l’assiduité , les obligations des enseignants sur l’ information des familles , les horaires à respecter pour l’ école …

· Je souhaite établir un dialogue d’un type nouveau entre les écoles et ses différents partenaires, en particulier les services de la Mairie, par la mise en place d’un référent, interlocuteur direct et immédiat des écoles.
Ce réfèrent organisera des rencontres régulières avec les directeurs d’établissement, pour les orienter dans leurs démarches, pour s’assurer de la bonne diffusion des informations en direction des écoles .

· Je compte donner aux directeurs des écoles ne bénéficiant pas d’une décharge totale d’enseignement, une journée de décharge totale prise en charge par la Mairie : la journée du Maire.
Une journée par semaine permettrait de libérer du temps pour que le Directeur puisse accomplir correctement ses missions administratives, pédagogiques et relationnelles.

III – Renforcer les dispositifs d’accompagnement à la scolarité

Il s’agit d’offrir à chaque enfant la possibilité d’avoir accès à un dispositif d’accompagnement à la scolarité. Chaque école primaire doit proposer deux fois par semaine une heure d’aide aux devoirs dans son établissement. La présence de la structure d’accompagnement au sein de l’établissement scolaire permet de mettre en place une véritable collaboration avec les enseignants et les familles.

Commentaires

Je suis ravi de voir que lorsque certains font des petites phrases d'autres proposent... Je trouve intéressant que l'un des principal candidat à la mairie de Lyon s'empare de ce thème. Que ce soit la journée du maire et celle de sensibilisation, ce sont des actions que j'aimerai voir mener par la suite car je suis convaincu de leur utilité. Merci Dominique de commencer votre campagne par ça... et bonne chance !

Ecrit par : VMcD | 04.09.2007

Une telle collaboration entre communauté éducative, parents d'élèves et services municipaux s'impose: chacun sait que l'échec scolaire au collège ou au lycée puise sa source dès l'école primaire. Il s'agit d'une compétence municipale dont les élus municipaux ne parlent pas assez.

Concernant les directeurs d'école qui vivent un vrai malaise, ils trouveront dans les propositions de Dominique Perben une partie des réponses qu'ils attendent depuis plusieurs années.

Enfin du concret dans ce débat municipal qui n'avait connu jusqu'ici que mépris et invectives...

Ecrit par : rodolphe rous | 05.09.2007

L'aide aux devoirs est, en effet, très inégalement réparti sur le territoire de la Ville de Lyon.
Ce sont principalement des associations qui rendent service ainsi aux familles.
Une meilleure collaboration Familles/Ecoles/Mairie d'arrondissement/Associations permettraient à toutes les familles de disposer de l'information nécessaire à une scolarité apaisée pour tous les enfants.

Ecrit par : pipette | 06.09.2007

- lutter de manière déterminée contre l’échec scolaire,
- mieux associer enseignants, parents et municipalité,
- assurer l’égalité des chances dans la réussite scolaire:

c'est se préoccuper aussi des familles séparées et divorcées, car on sait ce que cela peut signifier à long terme en matière de troubles du processus cognitif, d'incivilité, de délinquance parfois, trop souvent de drames mal évalués.

Or, il ne faut pas donner trop d'importance à la fabrique de nouvelles usines à éclatement des familles; il faut compter sur et d'abord, sur les PARENTS. Or dans bien des cas, ils ne sont pas respectés dans leurs droits d'information, de prise en compte des décisions qui concernent leurs enfants...

A l'échelle municipale, il est nécessaire de mettre en place un système efficace d'écoute aussi de ces parents trop nombreux qui ont du mal à se faire entendre par de trop nombreuses contraintes institutionnelles (éducation nationale, inspection, jugement, tradition).
Ce que les institutions n'ont pas été capables de faire jusqu'à maintenant malgré les lois, les circulaires et les associations comme celles des "pères séparés" , comment le ferait-elle par un système encore plus titanesque? Donnons la parole par les moyens les plus simples à ceux qui ont les premiers le droit et le devoir de diriger l'éducation de leurs enfants: leurs parents! Je pense bien sûr particulièrement à ces pères "exclus" à qui ont demande implicitement monnaie sonnante et trébuchante pour voir leur progéniture!
Ce qui suivra ne pourra n'être que positif.

Voilà de quoi ajouter à un projet municipal et de faire modèle.

Nicolas Sègerie - du Réseau Colin Bagnard

Ecrit par : Nicolas Sègerie | 10.09.2007

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